Dieu n’a jamais eu besoin de l’argent des hommes.
Il est la source de la vie, du souffle, de la santé et des circonstances favorables.
Avant que l’homme ne gagne de l’argent, Dieu lui donne d’abord la vie, la force de travailler et les conditions nécessaires pour produire et jouir de ce qu’il possède
(Actes 17:25 ; Deutéronome 8:18).
L’argent ne précède donc pas Dieu : il procède de Lui.
Prétendre que Dieu aurait besoin de notre argent, c’est oublier qu’Il est Celui à qui appartient la terre et tout ce qu’elle renferme
(Psaume 24:1).
Dans l’Ancienne Alliance, la dîme n’était pas un moyen d’enrichissement personnel, mais un instrument de justice sociale.
Elle était liée au sacerdoce lévitique et destinée aux plus vulnérables.
L’Écriture le dit explicitement:
«Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes. Alors viendront le Lévite, qui n’a ni part ni héritage avec toi, l’étranger, l’orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras de tes mains.» (Deutéronome 14:28–29)
Dès l’origine, les offrandes visaient donc les pauvres, les orphelins, les veuves et les étrangers (Deutéronome 26:12).
Aujourd’hui, il n’y a plus de Lévites, le temple n’existe plus, et la Nouvelle Alliance n’impose aucun pourcentage obligatoire.
Jésus n’a jamais commandé la dîme à ses disciples, et les apôtres n’ont jamais fixé de taux.
Le principe du don chrétien est clair:
«Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte.» (2 Corinthiens 9:7)
Il est cependant regrettable — et spirituellement grave — de constater que, dans certains contextes, l’argent des dîmes et des offrandes sert à bâtir des maisons luxueuses et à acquérir des biens de prestige, tandis que les pauvres, les orphelins, les veuves et les réfugiés restent oubliés.
La Bible condamne toute forme de cupidité spirituelle et rappelle que les responsables doivent servir sans recherche de gain
(1 Pierre 5:2–3 ; 1 Timothée 3:3).
Une offrande qui ne soulage pas la détresse humaine a perdu sa destination biblique.
Une Église qui s’enrichit au milieu de la misère s’éloigne du cœur de l’Évangile
(Jacques 1:27).
Dans la Bible, l’« étranger » désigne une personne déracinée, sans protection, vivant hors de sa terre.
Dans le contexte actuel, il est juste de comprendre que l’étranger biblique correspond aux réfugiés d’aujourd’hui
(Lévitique 19:34 ; Deutéronome 10:18–19).
Jésus s’identifie personnellement à ces personnes vulnérables.
Il déclare :
«J’étais étranger et vous m’avez accueilli, j’avais faim et vous m’avez donné à manger.»
(Matthieu 25:35)
Et Il ajoute:
«En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.» (Matthieu 25:40)
Servir les pauvres, les orphelins, les veuves et les réfugiés, c’est servir Christ lui-même.
Dieu ne veut donc pas ton argent.
Il veut ton cœur, ta compassion et ta justice
(Michée 6:8).
La vraie offrande ne se mesure pas en montants, mais en vies relevées, en dignité restaurée et en amour vécu.
PRIÈRE:
Seigneur Dieu,
Toi qui es la source de toute vie et de tout bien, purifie nos cœurs de toute cupidité et de toute illusion religieuse.
Apprends-nous à donner selon Ton cœur, à reconnaître Ton visage dans le pauvre, l’orphelin, la veuve et le réfugié,
et à Te servir en servant les plus petits.
Que notre foi soit vivante, juste et compatissante,
pour la gloire de Ton nom.
Amen.
Apôtre Dr Jean-Claude SINDAYIGAYA
