NE NIE PAS UNE PERSONNE QUE TU CONNAIS

Dans Jean 18:16-32, une scène bouleversante se déroule sous nos yeux.
Pendant que Jésus fait face à l’injustice avec dignité, Pierre, lui, fait face à une autre bataille: celle de son cœur.

Il aime Jésus.
Il a marché avec lui. Il a juré de ne jamais l’abandonner.

Et pourtant… il le nie. Pas une fois, mais trois fois.

Pourquoi ?
Pas seulement à cause de la peur, mais aussi à cause de la pression, du regard des autres… et peut-être d’une forme de honte d’être associé à quelqu’un devenu “problématique”, arrêté, accusé, exposé publiquement.

Aujourd’hui encore, cela arrive.

On peut nier :
un ami,
une connaissance,
un frère, une sœur,
même un membre de sa famille…
Non seulement par peur, mais aussi parce que cette personne est mêlée à un scandale ou traverse une situation qui ternit son image.

Alors on prend de la distance. On évite. On détourne le regard. On fait semblant de ne pas connaître.
Et parfois… on nie.

Ne t’est-il jamais arrivé de faire cela ?
De ne pas défendre quelqu’un ?
De rester silencieux alors que tu pouvais parler ?
De t’éloigner pour protéger ta réputation ?

Être nié… c’est une douleur profonde.
Surtout quand cela vient :
de quelqu’un de proche,
de quelqu’un en qui on avait confiance,
de quelqu’un dont on attendait du soutien.

C’est dans ces moments-là — quand tout va mal, quand on est exposé, quand on est fragile — que le besoin de présence, de compassion et d’aide est le plus fort.

Et pourtant… c’est souvent là que certains disparaissent.

Mais la Parole de Dieu nous invite à marcher à contre-courant :
«Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.» (Galates 6:2)
«Encouragez-vous les uns les autres et édifiez-vous mutuellement.» (1 Thessaloniciens 5:11)

Dieu ne nous appelle pas à fuir ceux qui tombent, mais à les relever.
Il ne nous appelle pas à protéger notre image, mais à manifester son amour.

Aujourd’hui, cette parole nous interpelle:
Serons-nous comme Pierre, dominés par la peur et la honte ?
Ou choisirons-nous d’être présents, même quand c’est difficile ?
Car aimer vraiment, c’est rester… même quand c’est inconfortable.

PRIÈRE:
Seigneur, pardonne-moi pour les fois où j’ai fui, où j’ai gardé le silence et où j’ai nié par peur ou par honte.
Donne-moi un cœur courageux, capable de soutenir, d’aimer et de rester fidèle, même dans les moments difficiles.
Apprends-moi à porter les autres comme Toi Tu me portes chaque jour.
Amen.

Apôtre Dr. Jean-Claude SINDAYIGAYA

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