Il existe une vérité qui ne supprime pas la douleur, mais qui enlève la peur ultime : rien n’arrive sans la permission de Dieu.
Lorsque Jésus se tient devant Ponce Pilate, apparemment vaincu, Il révèle la réalité cachée du pouvoir en disant:
«Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut.» (Jean 19:11)
Par ces mots, Jésus ne nie ni l’injustice ni la souffrance ; Il les replace sous la souveraineté de Dieu.
L’homme peut menacer, accuser ou persécuter, mais
«il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu» (Romains 13:1).
Comme la mer puissante qui s’arrête à la limite fixée par le Créateur, l’ennemi avance, mais ne dépasse jamais les bornes que Dieu a tracées.
L’Écriture l’illustre avec Job: Satan frappe, mais seulement dans le cadre que Dieu lui permet (Job 1:12 ; 2:6).
Il en va de même dans la vie quotidienne: des intentions mauvaises existent, des abus de pouvoir se produisent, mais ils ne sont ni absolus ni définitifs.
L’ennemi agit par haine ; Dieu gouverne par sagesse.
L’un vise la destruction, l’autre la transformation.
Pourquoi Dieu permet-Il ce qu’Il pourrait empêcher ?
Parce qu’Il purifie la foi par l’épreuve (1 Pierre 1:7), transforme le mal en bien comme Il l’a fait pour Joseph (Genèse 50:20), et révèle que Sa grâce suffit lorsque nos forces s’épuisent (2 Corinthiens 12:9).
La croix elle-même, sommet de l’injustice humaine, devient instrument du salut (Actes 2:23).
Cette permission divine ne signifie ni approbation du mal ni absence de justice.
Dieu n’est pas l’auteur du mal (Jacques 1:13 ; Habacuc 1:13), mais Il respecte la responsabilité humaine et promet que toute injustice recevra réponse (Romains 12:19).
Le croyant n’est donc ni appelé à la passivité aveugle ni à la vengeance, mais à la droiture, à la vérité et à l’amour, même envers ses ennemis (Matthieu 5:44 ; Actes 22:25).
Ainsi, la persécution devient parfois un témoignage, l’épreuve un lieu de révélation, et la nuit une étape, jamais un point final :
«Sans l’Éternel qui nous protégea…» (Psaume 124:1–8).
Oui, nous pouvons le confesser avec assurance :
Rien — ni la haine, ni l’injustice, ni l’opposition — n’arrive sans la permission de Dieu (Jean 19:11).
Et si Dieu permet, ce n’est jamais pour détruire, mais pour accomplir ce qu’Il a promis:
«Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8:28).
La nuit est réelle, mais elle n’est pas éternelle (Psaume 30:6 ; Lamentations 3:31–33).
Rien sans Sa permission. Et rien qu’Il permette sans espérance.
PRIÈRE:
Seigneur, apprends-nous à faire confiance à Ta souveraineté quand nous ne comprenons pas Tes voies.
Garde nos cœurs de la peur et de l’amertume.
Donne-nous la paix de savoir que nos vies sont entre Tes mains, et la foi de croire que même l’épreuve servira Ta gloire et notre bien. Amen.
Apôtre Dr Jean-Claude SINDAYIGAYA
