“Faute de clôture le domaine est livré au pillage, sans une femme l’homme gémit et va à la dérive.”
(Ecclésiastique 36:25)
Ce verset révèle une vérité simple mais profonde : ce qui n’est pas protégé finit par se perdre.
Un domaine sans clôture est exposé. Les animaux y entrent, les voleurs pillent, et le travail du propriétaire disparaît. Non parce que le champ est mauvais, mais parce qu’il manque de protection.
Il en est de même pour la vie humaine. Là où il n’y a pas de cadre, pas de limites, pas de sagesse, la vie devient vulnérable. Les mauvaises influences entrent facilement, les passions désordonnées prennent le contrôle, et les bénédictions se dispersent.
La “clôture” représente la sagesse, la discipline, la crainte de Dieu et l’ordre divin dans la vie.
Puis le verset ajoute :
“Sans une femme l’homme gémit et va à la dérive.”
Ici, il ne s’agit pas seulement de compagnie, mais de protection.
Comme la clôture protège le champ, la femme contribue à la protection de la vie de l’homme.
Elle est une aide correspondante :
une présence d’équilibre,
une stabilisatrice,
une gardienne du foyer,
une voix qui alerte et qui ramène à l’ordre.
Elle protège l’homme du désordre intérieur, de l’errance et de la dispersion. Elle n’enferme pas, elle préserve. Elle ne limite pas, elle structure. Dans le plan de Dieu, elle participe à la protection de sa destinée.
Le principe va au-delà du mariage : Dieu ne nous a pas créés pour vivre sans protection relationnelle. Une vie isolée, sans cadre et sans sagesse, ressemble à un champ ouvert — tôt ou tard, elle sera pillée.
Alors une question se pose à chacun de nous :
ma vie a-t-elle une clôture ?
Qu’est-ce qui protège mon cœur, mes décisions, mon avenir ?
Ai-je accepté les limites, la sagesse et les relations que Dieu a placées pour mon équilibre ?
Ou suis-je en train de vivre exposé, en laissant ma vie ouverte à tout vent ?
Car une vie non protégée ne se perd pas en un jour… elle se perd progressivement.
PRIÈRE:
Seigneur, mets Ta protection autour de ma vie.
Donne-moi la sagesse, l’ordre et les relations qui me gardent de la dérive.
Que rien de ce que Tu as semé en moi ne soit perdu.
Amen.
Apôtre Dr Jean-Claude SINDAYIGAYA
