Il y a des saisons où, malgré nos efforts, rien ne bouge.
On s’investit, on persévère, on s’accroche… mais l’espace se ferme,
les relations se fragilisent, les opportunités disparaissent,
et ce qui était source de vie devient source d’épuisement.
Ce n’est pas toujours un échec.
Parfois, c’est Dieu qui ferme une porte pour en ouvrir une autre ailleurs.
Parfois, l’Esprit murmure:
“Tu as fait ta part ici. Maintenant, va où ça vit.”
C’est ce qu’a vécu Isaac dans Genèse 26.
Il creuse un puits pour s’établir: on le chasse.
Il en creuse un autre: on le conteste.
Rien ne prospère.
Alors Isaac ne s’entête pas à rester où tout se meurt.
Il avance. Il cherche un nouvel espace.
Il recommence ailleurs.
Et finalement, il atteint un lieu où l’opposition cesse.
Il creuse encore, et l’eau jaillit —
un signe de vie, de bénédiction et de respiration.
Isaac appelle ce lieu Rehoboth, et il déclare:
«À présent, l’Éternel nous a mis au large, et nous prospérerons dans le pays.» (Genèse 26:22)
Rehoboth: le lieu où ça vit.
L’espace où Dieu ouvre.
Le terrain où la vie reprend.
On retrouve la même vérité avec les disciples en Luc 5.
Une nuit entière à pêcher sans rien — aucun fruit.
Mais Jésus leur dit:
«Jetez le filet de l’autre côté.»
Ils obéissent, et là, la vie surgit, au même endroit physique, mais dans une nouvelle direction.
La leçon:
Ce qui ne fonctionne plus ici peut s’épanouir ailleurs.
La bénédiction ne dépend pas seulement de ton effort, mais aussi de l’endroit où Dieu t’appelle.
Parfois, Dieu ne dit pas: “Essaie plus fort.”
Il dit: “Essaie ailleurs.”
Isaac n’a pas fui.
Il a obéi à la direction de Dieu.
Il a accepté que ce qui était bon hier n’est peut-être plus vivant aujourd’hui.
Ne t’accroche pas à ce qui se meurt.
Ne reste pas par peur de décevoir, de perdre, ou de recommencer.
Va où ça vit.
Va où la paix respire.
Va où la grâce coule.
Va là où Dieu t’attend.
Ton Rehoboth existe.
Ce peut être un nouveau lieu, une nouvelle saison, une nouvelle manière de faire, parfois même le même endroit mais un autre côté du filet.
PRIÈRE:
Seigneur, ouvre mes yeux quand Tu fermes une saison.
Donne-moi le courage d’aller où Tu souffles, la paix pour quitter ce qui se meurt, et la foi de suivre la vie là où Tu l’appelles.
Conduis-moi vers mon Rehoboth: là où ça vit, là où Toi Tu vis.
Amen.
Apôtre Dr Jean-Claude SINDAYIGAYA
